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31 Jul 2010 




Admin · 134 vues · 0 commentaires
15 Mai 2009 
  1. A 15 ans, le fils aîné des Brand n'a peur de rien.
    Il va se proposer pour animer, dans un grand hôtel d'Haïfa, le réveillon de la Saint Sylvestre. Il est accepté, à son grand étonnement : déjà, malgré les apparences, il manque d'une certaine confiance en soi.

    A 17 ans, Moshe est devenu un artiste à la tête de son groupe, les Chocolate's.
    Il anime les soirées privées et les fêtes familiales d'Haïfa avec un succès de plus en plus grand.
    Et là, il trouve ses marques, sa voie. 
    Il aime les contact avec les public, la scène : <<C'est peu de chose apparemment, juste une estrade et un rond blanc, mais c'est quand même impressionnant, la Scène... 
    C'est le refuge de ceux qui ont encore plus besoin qu'envie de s'inventer une autre vie...>> (le poème LA SCÈNE de Michel Jourdan).

    Son nom sera Mike Brant
    A 17 ans, Moshe prend le nom de MIKE BRANT 
    (et non pas Brand, pour ne pas être confondu avec la marque d'électro-ménager, dira son frère Zvi avec humour)
    à l'occasion de son premier engagement au Rondo, le night-club de l'hôtel Dan Carmel à Haïfa, avec ses amis musiciens David Azoulay et Kobi Erlich.
    Et puis, <<Mike>> fait plus vedette américaine que <<Moshe>> !
    Lorsqu'il ne chante pas, il est vendeur d'oranges ou garçon de garage, car il faut bien gagner sa vie.

    Ses conquêtes féminines
    Mike Brant chante au Rondo pendant un an et demi. 
    Les mois défilent, son charme opère de plus en plus, ses yeux bleus et sa silhouette d'athlète font des ravages, les conquêtes féminines se multiplient.
    Mais, raconte son frère Zvi; <<il y avait deux choses qu'il ne supportait pas, c'était que l'on dise que les femmes se déplaçaient uniquement pour son physique, et non pour sa voix.
    S'il y avait une chose à laquelle il tenait, justement, c'était sa voix. 
    Autre détail qui le mettait hors de lui, c'était d'être un "chanteur de bal", un chanteur sur lequel on danse, mais que l'on n'écoute pas forcément>>.

    Dans le night-club de l'hôtel Hilton à Tel-Aviv,
    il vient interpréter pour la clientèle internationale des hits américains de ses chanteurs préférés :
    - Tom Jones,
    -Elvis Presley,
    - Frank Sinatra, 
    -Aretha Franklin, 
    -les Platters dont il aime la voix du soliste, haut perchée. 
    Mike chante des chansons italiennes comme O SOLE MIO, qui vont comme un gant à ses airs de <<crooner>> et à sa voix ensorcelante.
    C'est la période la plus belle, la plus épanouissante de sa vie, il fait ce qu'il veut.
    Le directeur de l'hôtel le considère comme son propre fils et lui passe ses caprices.
    <<Je n'avais pas de soucis, pas de problèmes, je gagnais bien ma vie, j'avais le temps de vivre>>, dira plus tard Mike.

    Son premier fan meurt
    En 1967, tout va bien : Mike Brant est devenu un chanteur coté dans le circuit des grands hôtel. 
    Mais son père, qui a toujours été son premier fan, meurt. 
    Mike est très affecté par sa disparition. 
    Sa mère a raconté :
    <<Mon fils avait une très grande admiration pour son père et, pour lui, sa mort le privait non seulement d'une affection, mais également d'un grand soutien professionnel. 
    C'est pour son père qu'il souhaitait à tout prix réussir. 
    Pour lui, cette disparition qui survenait au moment où il commençait à bien gagner sa vie et à être connu représentait une réelle injustice. 
    Il ne l'acceptait pas...>>
    Mike, abattu, reprend son métier, mais désormais, il commence chacune de ses prestations en interprétant la chanson préférée de Fichel Brand.

    Peu après, à 19 ans, Mike Brant est engagé comme chanteur dans la célèbre troupe du grand music-hall d'Israël, Lakat Karmon.
    Pendant deux ans, il fait connaître à l'Afrique, à l'Australie et aux Etats-Unis les airs du folklore israélien.

    Une voix exceptionnelle !
    Il reprend sa liberté. 
    Un nouvel engagement, en solo, lui est proposé, cette fois à l'hôtel Sheraton de Tel-Aviv, puis au Baccara, le cabaret de l'hôtel Hilton de Téhéran, en Iran.
    Il imite alors le comique américain Jerry Lewis et étoffe son répertoire anglais et italien. 
    Sa voix de chanteur est tout à fait exceptionnelle : une gamme de DIX-SEPT notes en voix pure plus DIX notes en suraiguës !

    Sylvie Vartan et Carlos
    A Téhéran, Mike chante jusqu'à 150 chansons par nuit !

    Mais sa performance n'est pas vaine, elle est remarquée par une belle blonde de 22 ans, la chanteuse Sylvie Vartan (qui passe dans le même programme que lui) et par son jovial secrétaire-partenaire Carlos.

    Tous deux chantent alors leur tube DEUX MINUTES TRENTE-CINQ DE BONHEUR.
    La rencontre s'avère décisive. 
    <<Il avait une telle volonté de réussir et semblait si ambitieux que nous l'avons ramené avec nous>>, dira plus tard Sylvie Vartan. 
    Mike les rejoindra seulement quelques semaines plus tard à la fin de son contrat.

    Il prend un billet Téhéran/Tel-Aviv/Paris ; il ne parle pas français, à peine anglais. 

    Et Sylvie Vartan s'engage même, en cas de déception, à lui payer son billet de retour.

    Paris, la ville lumière
    1969 : Mike Brant arrive comme dans un rêve à Paris.
    Malheureusement, il lui est impossible de joindre au téléphone Carlos ou Sylvie Vartan !

    Il se fait déposer sous la pluie, près de l'église de Saint-Germain-des-Prés, car c'est le seul endroit dont il a entendu parler à Paris.
    Il loue une petite chambre et traîne dans le quartier Latin.
    Il fréquente la pizzeria de l'italien de la rue des Saints-Pères.
    Fauché, désemparé, il est sur le point de rentrer en Israël après une semaine difficile.
    Au moment d'embarquer, à l'aéroport d'Orly, il tente un dernier coup de fil. 
    Signe du destin, Carlos, qui rentre de tournée, décroche. 
    Il l'invite immédiatement à dîner chez lui et l'héberge dans son appartement de la rue Saint-Benoît.
    Nous avons bien failli ne jamais connaître ce chanteur extraordinaire...

    Laisse moi t'aimer
    Grâce à Carlos, Mike se produit au club Bistingo, où ce jeune Méditerranéen, beau comme un dieu, ne passe pas inaperçu !
    Carlos le présente un soir à Jean Renard, l'un des compositeurs de Johnny Hallyday (QUE JE T'AIME) et de Sylvie (LA MARITZA). 
    Mike lui chante le classique de Gershwin, SUMMERTIME : Jean Renard et son entourage sont renversés.
    Très vite, il lui propose une chanson : LAISSE MOI T'AIMER. 
    L'éditeur Gérard Tournier et Jean Renard le signent sans aucune hésitation pour cinq ans sur leur catalogue discographique distribué par CBS. 

    La carrière de Mike Brant en France semble bel et bien partie.....


Admin · 171 vues · 0 commentaires
15 Mai 2009 
  1. A 15 ans, le fils aîné des Brand n'a peur de rien.
    Il va se proposer pour animer, dans un grand hôtel d'Haïfa, le réveillon de la Saint Sylvestre. Il est accepté, à son grand étonnement : déjà, malgré les apparences, il manque d'une certaine confiance en soi.

    A 17 ans, Moshe est devenu un artiste à la tête de son groupe, les Chocolate's.
    Il anime les soirées privées et les fêtes familiales d'Haïfa avec un succès de plus en plus grand.
    Et là, il trouve ses marques, sa voie. 
    Il aime les contact avec les public, la scène : <<C'est peu de chose apparemment, juste une estrade et un rond blanc, mais c'est quand même impressionnant, la Scène... 
    C'est le refuge de ceux qui ont encore plus besoin qu'envie de s'inventer une autre vie...>> (le poème LA SCÈNE de Michel Jourdan).

    Son nom sera Mike Brant
    A 17 ans, Moshe prend le nom de MIKE BRANT 
    (et non pas Brand, pour ne pas être confondu avec la marque d'électro-ménager, dira son frère Zvi avec humour)
    à l'occasion de son premier engagement au Rondo, le night-club de l'hôtel Dan Carmel à Haïfa, avec ses amis musiciens David Azoulay et Kobi Erlich.
    Et puis, <<Mike>> fait plus vedette américaine que <<Moshe>> !
    Lorsqu'il ne chante pas, il est vendeur d'oranges ou garçon de garage, car il faut bien gagner sa vie.

    Ses conquêtes féminines
    Mike Brant chante au Rondo pendant un an et demi. 
    Les mois défilent, son charme opère de plus en plus, ses yeux bleus et sa silhouette d'athlète font des ravages, les conquêtes féminines se multiplient.
    Mais, raconte son frère Zvi; <<il y avait deux choses qu'il ne supportait pas, c'était que l'on dise que les femmes se déplaçaient uniquement pour son physique, et non pour sa voix.
    S'il y avait une chose à laquelle il tenait, justement, c'était sa voix. 
    Autre détail qui le mettait hors de lui, c'était d'être un "chanteur de bal", un chanteur sur lequel on danse, mais que l'on n'écoute pas forcément>>.

    Dans le night-club de l'hôtel Hilton à Tel-Aviv,
    il vient interpréter pour la clientèle internationale des hits américains de ses chanteurs préférés :
    - Tom Jones,
    -Elvis Presley,
    - Frank Sinatra, 
    -Aretha Franklin, 
    -les Platters dont il aime la voix du soliste, haut perchée. 
    Mike chante des chansons italiennes comme O SOLE MIO, qui vont comme un gant à ses airs de <<crooner>> et à sa voix ensorcelante.
    C'est la période la plus belle, la plus épanouissante de sa vie, il fait ce qu'il veut.
    Le directeur de l'hôtel le considère comme son propre fils et lui passe ses caprices.
    <<Je n'avais pas de soucis, pas de problèmes, je gagnais bien ma vie, j'avais le temps de vivre>>, dira plus tard Mike.

    Son premier fan meurt
    En 1967, tout va bien : Mike Brant est devenu un chanteur coté dans le circuit des grands hôtel. 
    Mais son père, qui a toujours été son premier fan, meurt. 
    Mike est très affecté par sa disparition. 
    Sa mère a raconté :
    <<Mon fils avait une très grande admiration pour son père et, pour lui, sa mort le privait non seulement d'une affection, mais également d'un grand soutien professionnel. 
    C'est pour son père qu'il souhaitait à tout prix réussir. 
    Pour lui, cette disparition qui survenait au moment où il commençait à bien gagner sa vie et à être connu représentait une réelle injustice. 
    Il ne l'acceptait pas...>>
    Mike, abattu, reprend son métier, mais désormais, il commence chacune de ses prestations en interprétant la chanson préférée de Fichel Brand.

    Peu après, à 19 ans, Mike Brant est engagé comme chanteur dans la célèbre troupe du grand music-hall d'Israël, Lakat Karmon.
    Pendant deux ans, il fait connaître à l'Afrique, à l'Australie et aux Etats-Unis les airs du folklore israélien.

    Une voix exceptionnelle !
    Il reprend sa liberté. 
    Un nouvel engagement, en solo, lui est proposé, cette fois à l'hôtel Sheraton de Tel-Aviv, puis au Baccara, le cabaret de l'hôtel Hilton de Téhéran, en Iran.
    Il imite alors le comique américain Jerry Lewis et étoffe son répertoire anglais et italien. 
    Sa voix de chanteur est tout à fait exceptionnelle : une gamme de DIX-SEPT notes en voix pure plus DIX notes en suraiguës !

    Sylvie Vartan et Carlos
    A Téhéran, Mike chante jusqu'à 150 chansons par nuit !

    Mais sa performance n'est pas vaine, elle est remarquée par une belle blonde de 22 ans, la chanteuse Sylvie Vartan (qui passe dans le même programme que lui) et par son jovial secrétaire-partenaire Carlos.

    Tous deux chantent alors leur tube DEUX MINUTES TRENTE-CINQ DE BONHEUR.
    La rencontre s'avère décisive. 
    <<Il avait une telle volonté de réussir et semblait si ambitieux que nous l'avons ramené avec nous>>, dira plus tard Sylvie Vartan. 
    Mike les rejoindra seulement quelques semaines plus tard à la fin de son contrat.

    Il prend un billet Téhéran/Tel-Aviv/Paris ; il ne parle pas français, à peine anglais. 

    Et Sylvie Vartan s'engage même, en cas de déception, à lui payer son billet de retour.

    Paris, la ville lumière
    1969 : Mike Brant arrive comme dans un rêve à Paris.
    Malheureusement, il lui est impossible de joindre au téléphone Carlos ou Sylvie Vartan !

    Il se fait déposer sous la pluie, près de l'église de Saint-Germain-des-Prés, car c'est le seul endroit dont il a entendu parler à Paris.
    Il loue une petite chambre et traîne dans le quartier Latin.
    Il fréquente la pizzeria de l'italien de la rue des Saints-Pères.
    Fauché, désemparé, il est sur le point de rentrer en Israël après une semaine difficile.
    Au moment d'embarquer, à l'aéroport d'Orly, il tente un dernier coup de fil. 
    Signe du destin, Carlos, qui rentre de tournée, décroche. 
    Il l'invite immédiatement à dîner chez lui et l'héberge dans son appartement de la rue Saint-Benoît.
    Nous avons bien failli ne jamais connaître ce chanteur extraordinaire...

    Laisse moi t'aimer
    Grâce à Carlos, Mike se produit au club Bistingo, où ce jeune Méditerranéen, beau comme un dieu, ne passe pas inaperçu !
    Carlos le présente un soir à Jean Renard, l'un des compositeurs de Johnny Hallyday (QUE JE T'AIME) et de Sylvie (LA MARITZA). 
    Mike lui chante le classique de Gershwin, SUMMERTIME : Jean Renard et son entourage sont renversés.
    Très vite, il lui propose une chanson : LAISSE MOI T'AIMER. 
    L'éditeur Gérard Tournier et Jean Renard le signent sans aucune hésitation pour cinq ans sur leur catalogue discographique distribué par CBS. 

    La carrière de Mike Brant en France semble bel et bien partie.....


Admin · 429 vues · 0 commentaires
15 Mai 2009 
Avant les douze coups de minuit, la speakerine Jacqueline Huet présente pour la première fois Mike Brant à la télévision française.
Et le standard de la télé explose, le coup de foudre est instantané !
Les grands producteurs télé de l'époque, Jacques Martin, Philippe Bouvard, Guy Lux, l'aident à se faire connaître.
Bientôt Mike, présente son premier album longuement mûri au cours de 265 séances d'enregistrements (!).
Il éclate littéralement aux yeux des téléspectateurs européens qui le voient chanter,
le 28 octobre 1970, MAIS DANS LA LUMIÈRE et remporter le Grand Prix international RTL.
Heureux, il passe la fin de soirée en discothèque en compagnie de Dalida. 
Rencontrée en 1969 au festival de la Chanson de Venise, Dalida impressionne beaucoup Mike, elle deviendra une amie. 
Elle lui propose même de passer en <<vedette anglaise>> dans son prochain spectacle à l'Olympia de Paris !
En Israël, les radios et les journaux s'emparent alors de l'enfant du pays pour ne plus le lâcher.
En France, Mike devient le chouchou des jeunes.

L'accident
Début 1971, Mike fait un triomphe au Midem. 
Cette année-là, il sort trois 45 tours :
- NOUS IRONS À SLIGO,
- À CORPS PERDU,
- LA FILLE À AIMER,
et un album qui se vendra à 380 000 exemplaires.
Il chante au festival de Provins et enregistre ses deux premières chansons en allemand et LAISSE MOI T'AIMER en italien.
Pourtant, le 14 février 1971, il est victime d'un terrible accident de voiture sur la route de Bourg-en-Bresse. 
Soudain sa voiture cale et un camion qui surgit ne peut l'éviter.
Il subit un traumatisme crânien.
France-Soir titre que Mike Brant a perdu la mémoire !
Ce n'est pas vrai mais il s'en sort très secoué.
Monique Le Marcis, dira rétrospectivement qu'après cet accident, il n'a peut-être pas été correctement soigné : tous ses problèmes ultérieurs seraient venus de là.

Dalida et Mike
Le 23 novembre 1971:
Dalida passe en vedette à l'Olympia de Paris, Georges Chelon en <<vedette américaine>> et Mike Brant en <<vedette anglaise>> pendant dix-sept jours
Certes, son nom est en tout petit sur l'affiche lumineuse rouge du music-hall du boulevard des Capucines, mais sa voix de soleil fait merveille.
Il chante LAISSE MOI T'AIMER, dont il a déjà vendu 1 million d'exemplaires, reprend les Platters et imite son idole Jerry Lewis. 
Désormais Mike n'est plus un inconnu. 
Sa mère est au premier rang, heureuse. 
D'autant que son fils lui a acheté, avec ses premiers cachets, une maison blanche aux volets bleus à Haïfa.
Ce passage à l'Olympia va pourtant détacher Mike de son producteur, Jean Renard.
Pour lui cet Olympia vient trop tôt dans la carrière de Mike, qui n'est pas encore tout à fait au point.

1972 : Qui saura
QUI SAURA est le vrai début d'une folle carrière et d'une grande collaboration entre Mike et Michel Jourdan.
Mike a découvert ce titre au festival de la Chanson de San-Remo (en Italie), où il était interprété par le chanteur aveugle José Féliciano.
QUI SAURA sera l'un de ses plus grands succès.
Michel Jourdan l'avait adapté, Claude François, Régine, Richard Anthony avaient songé à l'enregistrer, mais c'est finalement Mike Brant qui en fera un succès.
Ce disque ne sortira qu'au printemps 1972, car le producteur Jean Renard avait refusé de le publier. 
Et il faut attendre l'arrivée du nouveau producteur de Mike, Charles Talar, pour découvrir cette réussite, bientôt numéro 1 du hit parade national. 
Désormais Alain Krief, son ami d'Israël et son confident, devient le réalisateur de ses disques.

Il devance Clo-Clo !
En 1972, il fallait s'y attendre, Mike Brant dépasse Claude François (son rival, mais aussi modèle dont il admire le professionnalisme) dans le référendum annuel du magazine Hit !

Certaines fans le poursuivent dans la rue, des ciseaux à la main, pour lui voler une mèche de cheveux. 
Dès lors, Mike Brant ne circule plus q'en Mercedes blindée.
Il est véritablement le chanteur français N°1. 
Séducteur mais solitaire, il n'a pas d'histoire d'amour dans sa vie.

C'est ma prière
Mike se lance un nouveau défit : écrire lui-même les musiques de ses chansons.
Il a coutume de dire : <<Qui ne tente rien... Dieu que je le plains !>>
Alors, il s'enferme des nuits entières seul avec sa guitare.
Sa première mélodie est habillée de mots par Richard Seff et devient C'EST MA PRIÈRE, un titre pas très éloigné de MY PRAYER des Platters que Mike aime tant. 
Ce huitième disque devient N°1 des ventes ; c'est un nouveau triomphe, plus gratifiant pour Mike qui grandit artistiquement. A cet instant, Mike Brant dit à la presse : <<Je veux monter, mais lentement, j'ai beaucoup à apprendre. 
Chaque fois que je chante sur scène, je fais des progrès...>>

Mike s'isole à Toulouse
Désormais, Mike distillera à ses paroliers ses musiques au gré de ses tournées.
Souvent par téléphone ou sur des cassettes rapidement enregistrées. 
Michel Jourdan devient un collaborateur indispensable, parce qu'il affectionne, comme Mike, les chansons un peu pathétiques.
Mike aime aller à Toulouse pour enregistrer.
Là-bas, il a la paix, un studio et des musiciens disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; et puis, il aime la province, plus humaine à ses yeux que Paris.
Ses trois succès de 1973 sont:
- RIEN QU'UNE LARME,
- TOUT DONNÉ], TOUT REPRIS 
- VIENS CE SOIR.

Admin · 1175 vues · 0 commentaires
14 Mai 2009 
[youtube]laisse moi t'aimer[/youtube]

Admin · 217 vues · 0 commentaires
13 Mai 2009 
En 1973, on voit Mike Brant avec de belles blondes du Nord mais également


Admin · 481 vues · 0 commentaires
13 Mai 2009 
ce blog et en construction merci


Admin · 276 vues · 0 commentaires
13 Mai 2009 
Mike Brant est devenu un chanteur


Admin · 83 vues · 0 commentaires
13 Mai 2009 
Moshé Michaël Brand


Admin · 118 vues · 0 commentaires
13 Mai 2009 
Sa scolarité est marquée par son attirance pour le dessin, mais incontestablement, Mike posséde un talent inné pour la chanson, une voix somptueuse qui ravit tous ses proches et amis. Ainsi, pour son dixième anniversaire, ses parents lui donnent un disque des Platters, un album dont la chanson My Prayer va durablement impressionner la future idole.
Ses études ne le passionnent guère. En 1960, il quitte le lycée à l'âge de 13 ans. Il est envoyé en apprentissage par ses parents chez Yoram, le cousin de sa mère, pour travailler au kibboutz Kfar Haemek près de la frontière Jordanienne. Moshé découvre alors la vie à la campagne, le travail de la terre, la vie en collectivité. Yoram l'oriente dans une ferme où la vie est rigoureusement organisée : lever aux aurores pour aller cueillir des fruits et les mettre dans des cagettes, petit déjeuner vers 8 heures puis retour aux champs jusqu'à 11 heures avant de rentrer se doucher et déjeuner. L'après-midi, le travail reprend jusqu'au soir où pendant la veillée, il émerveille la petite communauté en interprétant des chants yiddish, groupés autour du feu, tous écoutent sa voix somptueuse. Dès qu'il le peut, Moshe s'éloigne pourtant des autres, il sort alors son bien le plus précieux : un transistor. Il découvre le jazz et, surtout, le rock'n'roll. Elvis Presley devient son idole, il apprend ses chansons phonétiquement et les fredonne sans cesse.


De tout son séjour au Kibboutz de Kfar Haemek, Moshé gardera un bon souvenir des longues soirées passées en groupe autour d'un feu de camps, où il pouvait chanter et danser. C'est à cette époque, qu'il apprend de nombreuses chansons du folklore israelien qu'il chante en solo, en s'accompagnant d'une guitare qu'on lui prête. C'est aussi à ce moment là, que Moshé découvre la musique américaine. Il est fan d'Elvis Presley qui passe sur toutes les radios avec son “Jailhouse rock”.
Moshé reste au Kibboutz jusqu'au printemps 1961. La vie et le travail à la campagne n'est pas pour lui. Il décide alors de rentrer chez ses parents à Haïfa.

Ses parents supplient l'école Carmeli de lui donner une nouvelle chance, le directeur se laisse fléchir, il est vrai, sans enthousiasme. Moshe réintègre donc sa classe, il se tient à peu près tranquille durant deux ans.
Son adolescence va cependant être perturbée par un événement inattendu. Le 11 avril 1961, le procès Eichmann s'ouvre à Jérusalem. Comme beaucoup de leurs contemporains, les deux frères Brand, stupéfaits, apprennent la vérité sur les camps de concentration, le silence, imposés aux rescapés, a maintenu dans l'ignorance de nombreux jeunes. Adolescent extrêmement sensible, cette découverte perturbe profondément Moshe. S'identifie-t-il aux souffrances des victimes de la shoah ? Les parents de Moshe doivent se faire une raison, leur fils ne fera pas de longues études.
En 1962, la famille quitte la rue du Kibboutz Galouyot pour s'installer au 10 de la rue Sarah, toujours à Haïfa. Ce n'est pas ce déménagement qui marque Moshe, mais l'acquisition de sa première guitare. Immédiatement, son oreille musicale lui permet de plaquer les accords de bases, il peut désormais s'accompagner en chantant. « Je serais vedette ou clochard ! », aime-t-il à répéter aux siens.

Commence alors le “temps des copains”. Moshé se lie d'amitié avec les autres jeunes de son quartiers. Ensemble, ils font divers petits boulots afin de gagner un peu d'argent. Ils s'improvisent successivement, garagiste, vendeur de glaces, déménageurs, guides au musée Océanographique d'Haïfa ... Mike va même un temps devenir réparateur de réfrigérateurs pour l'usine Amcor. Mais l'expérience tourne court car les clients ne sont pas toujours satisfaits!
Il devient ensuite mécanicien mais la encore, l'expérience sera de courte durée:
“J'avais trouvé un job dans un garage Peugeot du centre ville d'Haïfa. Un jour, en réparant une Fiat qui avait une fuite d'huile, j'ai failli écraser mon patron sous la voiture, à cause d'un cric mal ajusté, et je n'ai pas fait long feu!” confiera-t-il.
Pour les copains du quartier David Hamelech d'Haïfa, les vendredis soirs sont synonymes de fêtes. Mike et ses amis vont danser dans les discothèques de la ville et découvrent leurs premiers émois amoureux. Mike est déjà un grand séducteur...
Ils s'introduisent aussi régulièrement dans les soirées organisées par les élèves de l'école Polytechnique d'Haïfa, en haut du mont Carmel. Mike ne rate jamais une occasion de chanter. Il reprend régulièrement les succès américains de l'époque pour la plus grande joie de tous !

Face à l'adolescent insouciant et rêveur, les parents Brand commencent sérieusement à s'inquiéter. Que va bien pouvoir devenir leur fils? Souvent, “Mamina” (sa maman) prend Moshé à part et essaie de lui faire comprendre qu'il est temps qu'il trouve un métier stable. Mike sait qu'il n'est pas fait pour un travail manuel, ses différentes expériences malheureuses le lui ont montré. Il veut faire un métier artistique. Il avouera :
“Un jour, j'ai compris qu'il était temps de faire des choses qui me plaisaient vraiment.”

Ce jour là, Mike entre dans la maison des étudiants et de la culture de Haïfa, Beit Rothshild. Son attention est attirée par des voix venant de la grande salle où il a souvent vu des films d'art et d'essai. Il entre et voit quatre comédiens sur la scène, qui jouent une pièce de Tennessee Williams, “Doux Oiseau de Jeunesse”, traduite en hébreu. Il reste alors un long moment à observer le jeu des acteurs et surtout celui de la jeune fille qui tient le rôle d'une star vieillissante.
Mike est fasciné. Il reviendra plusieurs jours observer discrétement, du fond de la salle, ce spectacle magnifique. Le metteur en scène finit par le remarquer. Mike lui demande s'il pouvait jouer dans la pièce. Il lui propose alors de prendre d'abord des cours et de lui faire passer un essai.

Mike se lance donc dans l'art dramatique durant deux ans puis revient à ses premiers amours, la chanson. Le hasard, lui permet de rencontrer un jeune pianiste, Danny Tamir.
“ Ensemble, nous nous sommes amusé à écrire, composer, jouer et chanter des chansons. Bientôt, à notre duo, s'est joint un batteur David, dit Dave. Nous avons été engagé dans un petit cabaret et nous répétions le reste du temps soit chez moi, soit chez Danny, au grand désespoir des voisins agacés par le bruit.” expliquera Mike quelques années plus tard.

Zvi de son coté, excelle à l'accordéon, avec Joël Kokel, un joueur de clarinette, il monte une petite formation : les Chocolates. Moshe, 15 ans, les rejoint bientôt. Le jeune homme est doté d'une voix de stentor. Un ami de Moshe, Yehouda Kornblitt, intègre le groupe comme batteur. L'entente est immédiate entre les quatre garçons. Le directeur de l'établissement s'apercevant du succès de Moshé auprès de la gent féminine, conseille au groupe de mettre en avant ce jeune Apollon.

Ainsi, les Chocolates deviennent Mickaël Sela (pseudonyme de Mike à cette époque). Le groupe reprend les standards américains comme "My Prayer" des Platters, ceux d'Elvis Presley, de Frank Sinatra, Aretha Franklin, Tom Jones, etc., à raisons de 150 chansons par soirée. Sa popularité devient telle que Jonathan Karmon, le Monsieur music-hall d'Israël célèbre chorégraphe et directeur de revue vient l'écouter. Il est surpris par la voix et le charisme que dégage ce jeune chanteur encore muet dix ans auparavant.

L'hôtel Zion de Haïfa propose une soirée dansante pour le réveillon du 31 décembre 1963. La petite formation rebaptisée Sky-Master se présente. La gamme de son répertoire lui permet de faire danser une clientèle cosmopolite, ils sont engagés et l'année 1964 débute au mieux.
L'écho de la soirée triomphante parvient jusqu'au propriétaire du Rondo, un des night club les plus en vue de Haïfa qui est installé dans les sous sol du grand hôtel Dan Carmel et fréquenté à la fois par une clientèle de riches étrangers et par les notables de la ville.
Le groupe signe alors son premier contrat, Moshe va enfin pouvoir vivre de sa passion et se produire avec son groupe au Dan Carmel pendant tout le printemps de 1964.
En juin, ils décident de partir à la conquête de Tel-Aviv, la capitale artistique d'Israël. C'est là que se trouvent les plus grands théâtres du pays, c'est là que se joue les pièces les plus importantes, où les films sont présentés en exclusivité. Tout ce que le pays compte de metteurs en scène, d'écrivains, d'artistes en tout genre, se retrouvent à Tel Aviv. Mike sait que la reconnaissance du groupe passe par Tel Aviv.
Ils se rendent donc là-bas et passent une audition à l'hôtel Hilton. Plein d'émotion, ils interprétent le tube du moment, “When a man loves a woman”. Après les avoir attentivement écouté, le directeur du palace qui a déjà un orchestre, leur promet de les engager l'été suivant.

L'année suivante, en juin 1965, ils reviennent voir le directeur du Hilton de Tel-Aviv qui comme il le leur avait promis, les engage pour une durée de deux ans. Le succès est énorme. Mike et son physique de playboy n'y est pas étranger. La clientèle féminine vient en nombre le voir et l'écouter chanter. Avec les “CHOCOLATES”, il interprète des chansons en français, en italien, en anglais, en hébreu, empruntées au répertoire de Tom Jones, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud et Dean Martin. Sa popularité devient tellement importante à Tel Aviv que le bar de l'hôtel est trop petit pour accueillir celui qui se fait alors appeller Michaël Sella.

Un soir d'avril 1967, à l'issue de son tour de chant, il découvre un télégramme de son frère dans sa loge. Son père est au plus mal, et le réclame sans cesse. Oubliant la fatigue du spectacle, Mike saute au volant de sa voiture et quitte Tel-Aviv en direction de Haïfa. Il arrive, mais trop tard. Fishel s'est éteint en tenant la main de sa femme Bronia, le regard fixé sur le portrait de son fils chéri, posé sur la table de nuit. Le jeune chanteur est effondré, le destin lui semble trop cruel, non seulement il n'a pu arriver à temps pour embrasser son père une dernière fois, mais celui-ci ne sera jamais le témoin de sa réussite. A quoi bon devenir vedette si votre principal spectateur n'est plus là pour vous applaudir ? Hypersensible et très proche de son père, Moshé sera bouleversé par la mort de celui-ci, survenue tandis qu'il était en représentation. Il ne se pardonnera pas d'avoir été absent lors des derniers instants de son père, une blessure qui restera ouverte. La mort du père de Mike en 1967 constitue une première épreuve pour lui.

Un soir de décembre 1967, un certain Jonathan Karmon se laisse convaincre par des amis, d'aller découvrir Mike. “Jonathan Karmon, le célèbre chorégraphe du Grand Music-hall d'Israël, me remarqua et m'engagea pour une grande tournée à travers les Etats Unis...”
En effet, cet homme qui fait découvrir la culture israëlienne en Amérique est subjugué par le talent et la voix de Mike. Ses interprétations de “Only You” ou de “Strangers in the Night”, le captivent. Il propose alors au jeune homme de l'engager dans la prochaine tournée aux Etats-Unis du Grand Music Hall d'Israël. Mike est fou de joie et accepte sans réfléchir.
Il décide d'embarquer au sein de ce Grand Music-Hall pour une tournée non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Afrique du Sud et en Australie. Cette opportunité lui permet de travailler sa voix, son jeu de scène et d'apprécier la vie d'artiste en tourne

En 1968, Mike s'embarque donc pour une tournée d'un an au pays de l'Oncle Sam. La troupe se produit dans toutes les grandes villes des Etats-Unis, de NEW-YORK à MIAMI en passant par SAINT-LOUIS, DENVER ou HOUSTON. Partout, l'accueil est triomphal. Mike découvre la vie trépidante des tournées, passant d'un avion à un autre, d'un hôtel à un théâtre. Il apprend également la rigueur du travail à l'américaine.
La tournée s'arrête un mois dans un grand théâtre de la capitale du cinéma américain. LOS ANGELES est un rêve pour Mike. Il découvre HOLLYWOOD, BEVERLY HILLS et les émissions de la télé américaine. Les shows de strass et paillettes le fascinent.
Cette aventure américaine restera pour Mike un excellent souvenir :
“Pour moi, ce fut une expérience formidable. Tous les soirs, il fallait se produire dans une salle de 3000 spectateurs. C'est la meilleure école et le meilleur remède contre le trac. J'ai aussi beaucoup perfectionner ma voix pendant cette tournée".

Jonathan Karmon, le directeur du Grand Music-hall d'Israël remplace ainsi son couple vedette, Ilan et Ilanit, pour repartir en tournée dans le monde entier. Le contrat signé, Mike devient Yon (la colombe male), il roucoule ses chansons à la ravissante Michal Tal - rebaptisée Yonit (la colombe femelle). Et la troupe s'envole pour les Etats-Unis. Direction Broadway. Son succès est immense, la voix de Mike déchaîne l'enthousiasme. La route des deux jeunes gens pourtant se sépare, Michal Tal continue une carrière de chanteuse soliste.




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